Interview de Maud, 23 ans, étudiante en double cursus à l’EIVP et à l’ENSAPLV

Guid'Formation | 29.01.2014 à 09h40 Mis à jour le 17.11.2015 à 15h40
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- Quelle filière as-tu suivie au lycée ? Pour quelles raisons ?

Passionnée par l’allemand je me suis tournée vers une filière S option math au sein d’un parcours AbiBac. L’AbiBac permet l’obtention simultanée du baccalauréat français et de l’Abitur (Allgemeine Hochschulreife allemande). La filière scientifique m’a permis de garder une multitude de portes ouvertes, ce que je ne regrette pas aujourd’hui !

 

 

- Comment se sont passées tes années de prépa ?

Après mon Bac S je me suis orientée vers une prépa MP*. La première année s’est bien passée, j’ai rencontré des gens formidables avec lesquels j’ai pu nouer de solides amitiés. En outre un travail régulier, associé à mes acquis, était suffisant pour réussir cette année. En revanche la seconde année a été beaucoup plus exigeante, j’ai manqué de motivation et si je n’avais pas eu une vie personnelle saine je pense que j’aurais craqué. Mon travail comme hôtesse d’accueil à l’Opéra de Rouen a été salvateur dans le sens où il m’a permis de faire de nouvelles rencontres enrichissantes et de satisfaire ma curiosité culturelle m’apportant ainsi un certain équilibre.

 

 

- Pourquoi avoir choisi une prépa + une école plutôt qu’une école avec prépa intégrée ?

A la sortie du Bac je n’étais pas sûre de mon orientation et choisir une école Post-Bac m’aurait enfermée en quelque sorte dans un choix d’orientation.

L’orientation après le baccalauréat m’a soumise au même dilemme que l’orientation après la seconde : vers qu’elle filière dois-je m’orienter ? J’étais naturellement attirée vers la sociologie ou le journalisme (donc les filières L ou ES), pourtant mes résultats dans les matières scientifiques m’ont poussée vers le chemin inverse. En effet mes proches et mes enseignants m’ont toujours incitée à me diriger vers les filières scientifiques afin de ne me fermer aucune porte.

 

 

- Quels conseils donnerais-tu aux étudiants pour se préparer aux concours ?

La surcharge de travail ne mène à rien de bon, alors pour ne pas être débordé au moment des concours, il faut commencer à travailler régulièrement et sérieusement dès le début de la première année, réaliser des fiches après chaque cours. Cela permet de garder une hygiène de vie saine, de se reposer, de se détendre. En outre je pense qu’il est essentiel de s’entourer de personnes sur lesquelles on est sûr de pouvoir compter.

 

 

- Tu es actuellement en bicursus à l’EIVP et  à l’ENSAPLV comment as-tu connu ce parcours ?

J’ai connu cette formation au travers des plaquettes qui nous sont distribuées et envoyées à la prépa. J’avais également repéré l’ENTPE à Lyon qui proposait un parcours semblable à celui de l’EIVP. Finalement c’est la participation à l’Université d’été de l’EIVP qui m’a décidé. Fin août ils organisaient deux semaines de conférences, débats et visites de chantiers sur un thème proche de ce qu’ils enseignaient. J’ai adoré ce que j’ai vu et appris lors de ces deux semaines et ai donc décidé de choisir cette école plutôt qu’une autre.

Participer aux portes ouvertes ou aux universités d’été est vraiment important pour trouver la formation qui vous convient.

 

 

- Comment s’est passée ton intégration ? Y a-t-il eu des événements fédérateurs ?

L’intégration s’est très bien passée, il y a un côté familial dû entre autre à la taille réduite des promotions – entre 50 et 80 personnes par promo. En outre les organisations étudiantes (BDE, BDS, BDA, BDD) sont très actives. L’année commence par deux semaines d’intégration avec au programme soirées, repas, jeux, tournée des apparts des 2a et 3a, relais sportif dans Paris (qui sert aussi de visite guidée), goûters dans les parcs parisiens… Enfin la soirée de parrainage est un élément clé dans l’intégration, les liens entre parrain et filleul étant très forts à l’EIVP.

 

 

- Fais-tu partie d’une association étudiante ? Si oui peux-tu nous en parler ?

J’ai fait partie du BDE (groupe de 12 personnes) organisant les soirées, les relations inter-associations, des repas/goûter, des activités à l’extérieur, des rencontres festives ou thématiques. Le BDE fait aussi le lien avec l’administration quant à la vie étudiante dans l’école : la gestion de la cafeteria, des locaux associatifs, du patio des étudiants.

J’ai également contribué à relancer le journal des étudiants, rédactrice en chef, je rédigeais l’édito tous les mois et m’attelais surtout à convaincre mes camarades de se lancer et d’écrire pour notre petite revue d’urbanisme et de vie étudiante.

Enfin, j’ai participé à GUSF (génie urbain sans frontière). Le projet était d’apporter notre savoir-faire, nos compétences à la mairie de Cotonou (Bénin) pour continuer d’avancer leur projet de nommer toutes les rues de la capitale économique du Bénin qui sont actuellement sans nom ou non-répertoriées. Malheureusement ce projet n’a pas abouti faute de financement.  Mais un nouveau projet est confié tous les ans par promo à ceux qui sont motivés.

 

 

- Quelles sont tes perspectives d’avenir ?

La formation en double cursus est plus longue que la formation classique du coup il me reste encore deux ans d’études. L’an prochain je pars faire un semestre en Erasmus suivi d’un stage de six mois que j’aimerais réaliser dans une agence d’urbanisme. Au terme de mes 7 ans d’études j’espère trouver un emploi dans le domaine de l’urbanisme.

 

 

- Quels conseils offrirais-tu à un lycéen ou à un étudiant qui souhaite se lancer dans la même voie que toi ?

Il faut trouver une voie où s’équilibrent les compétences et les plaisirs, il existe beaucoup de passerelles qui permettent aux étudiants de suivre le parcours de leur choix.

Pour savoir si tu es intéressé par les métiers de l’urbanisme et de l’architecture tu peux demander à ton centre de documentation d’acheter certaines revues spécialisées. Elles te permettront de voir si ce sont des domaines qui t’intéressent vraiment.

Pour devenir Ingénieur-Architecte (I-A) il y a trois parcours possibles :

- Intégrer une école d’architecture post-Bac proposant un bicursus Architecte-Ingénieur. Tu prends alors un engagement de sept ans d’études partagés entre l’école d’architecture, la prépa intégrée et l’école d’ingénieur. Attention toutes les écoles ne proposent pas ce cursus, renseigne-toi bien sur chaque école et sur les conditions d’admission (dossier ou concours).

- Après deux ans de classe prépa tu postules à des écoles d’ingénieur proposant ce double cursus. Il te restera alors cinq ans d’étude en bicursus. L’avantage étant qu’au moment des concours tu peux finalement décider de t’orienter sur un parcours classique d’école d’ingénieurs.

- Réaliser une licence à l’Université puis utiliser une passerelle pour être admis sur dossier en école d’ingénieur et postuler pour le double cursus. Cette voie est la plus atypique, elle demande beaucoup de sérieux et d’excellents résultats pour parvenir à être admis sur titre.

 

 

- Quelles sont les matières importantes que tu étudies ? Qu’est-ce qui t’intéresse tout particulièrement ?

Avec le double cursus j’étudie beaucoup de domaines très différents, ce qui me plait le plus c’est le projet urbain car il combine parfaitement les connaissances acquises en architecture (l’aspect conception) et à l’EIVP (la partie gestion de projet).

De manière générale à l’EIVP j’étudie l’environnement, la construction, l’eau, l’espace urbain, le droit, l’économie, le management, l’informatique au travers de la modélisation, et des matières scientifiques comme les probabilités ou la mécanique. A l’ENSAPLV j’étudie plus l’histoire, la sociologie, la philosophie, la plastique, j’ai également des cours d’ambiance et de construction. Je trouve que les deux formations s’équilibrent bien et me correspondent parfaitement.