Intégrer une école d’ingénieurs après son Bac Scientifique

Guid'Formation | 29.07.2016 à 16h15 Mis à jour le 29.07.2016 à 16h16
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Très majoritairement trustées par les élèves issus de la filière scientifique, les écoles d’ingénieurs sont des cursus de haut niveau, fournissant d’importants savoirs théoriques et techniques à leurs étudiants et dont les diplômés s’insèrent très bien sur le marché du travail.

Ces grandes écoles, habilitées par la Commission des Titres d’Ingénieurs (CTI) fournissent au diplômé le Titre d’Ingénieur après 5 ans d’études. Certains établissements s’intègrent directement après le Bac (un cursus en 5 ans donc), d’autres après un premier diplôme de niveau Bac +2 (classe préparatoire, BTS, IUT…) pour un cursus de 3 ans.

La réussite au sein de ces programmes nécessitera de solides bases en mathématiques ainsi qu’un raisonnement scientifique pointu, en plus d’une capacité de travail et de concentration accrue. Autant de qualités, donc, que possède l’élève qui a réussi dans la filière S de sa Terminale.

Mais, question légitiment pour un élève de terminale… Qu’est-ce qu’un ingénieur ? Qu’y étudie-t-on au sein de leurs écoles et pour quoi faire ?

Qui es-tu, futur ingénieur ?

Halte aux stéréotypes ! Non, l’élève ingénieur n’est pas forcément un garçon qui vient d’obtenir son Bac scientifique avec la mention très bien.  Il existe maintenant plus de 200 établissements proposant des cursus d’ingénieurs dans toute la France. Il y a donc de la place pour tous les types de profils.

Attention, il est cependant nécessaire d’être motivé et rigoureux dans son travail pour être admis en école d’ingénieur.

Quand intégrer une école d’ingénieurs ?

Comme Guid’Formation vous l’expliquez déjà dans un précédent article, il est possible de passer par deux années de prépas avant d’intégrer une école d’ingénieurs. Cette voie, permet de se préparer dans un domaine bien spécifique et de rejoindre une école d’ingénieurs au cours de sa 3e année d’études. C’est le cas d’environ 40% des élèves-ingénieurs.

Notons tout de même qu’une fois diplômé, le bachelier scientifique sera en mesure de rejoindre une école d’ingénieurs pour un cursus qui va courir sur 5 ans. En effet, dans ces écoles, les prépas sont intégrées et il n’y a donc pas de concours à Bac +2. Tout se joue lors de l’obtention du Bac, après la terminale. Plus de 30% des élèves optent pour le choix de ne côtoyer qu’une seule école tout au long de leur cycle d’ingénieur.

Le fait d’effectuer 5 ans au sein d’une même école peut en effrayer certains, et notamment en termes de coûts. Sachez cependant que 70% des écoles d’ingénieurs sont publics et ont donc des frais de scolarité relativement légers (environ 600 euros par an). Cela a également un avantage non négligeable : la continuité des enseignements. Cela pourra en rassurer certains qui suivront le même cursus pendant cinq ans et qui n’auront donc aucunes mauvaises surprises quant aux choix de spécialisation par exemple.

À noter également qu’outre les écoles d’ingénieurs dites « classiques » (les INSA, les Écoles Nationales d’Ingénieurs, Paris Tech, Polytechnique…), des cursus d’ingénieurs sont proposées dans ce qu’on appelle les « UT » (Université de Technologie). Il en existe trois en France :
  • UTC : Compiègne
  • UTT : Troyes
  • UTBM : Belfort-Montbéliard
 
Ces établissements, publics, servent à former les ingénieurs et ont un fort caractère scientifique et professionnel.

Un concours qu’il convient de préparer

Passage obligatoire pour tout étudiant qui souhaite intégrer une école d’ingénieurs : le concours ! Que ce soit directement après le Bac, après une prépa ou via les admissions parallèles, chaque scientifique souhaitant embrasser une carrière d’ingénieur devra se soumettre à cet exercice.

Au programme de ce concours : étude des dossiers, épreuves écrites et le plus souvent entretien de motivation.
Ces concours sont souvent organisés dans le cadre de banques communes d’épreuves ou de concours commun qui permet à l’étudiant de ne constituer qu’un seul dossier, de ne passer qu’un seul concours pour postuler à plusieurs écoles. Par exemple, à post-bac, 11 concours permettent de postuler à environ 80 écoles différentes pour 13.000 places. L’inscription se fait sur APB lors des périodes d’inscription ou bien sur www.grandesecoles-postbac.fr pour certaines exceptions.

Pour une intégration post-prépa, le concours va être un peu plus lourd avec plus d’écrits et plus d’oraux car le programme est beaucoup plus lourd. Il porte sur les deux années de prépa et le niveau est donc plus élevé. Le « préparationnaires » devra, lui, le plus souvent passer plusieurs concours pour intégrer l’école de ses rêves.

Si l’étudiant en ressent le besoin, il est tout à fait possible qu’il se prépare en amont à ce concours. Il est alors conseiller de se procurer les annales directement sur les sites des concours (par exemple : http://www.geipi-polytech.org/annales) et de potasser selon son propre rythme.

Le contenu du parcours d’ingénieur

Comme son nom l’indique, une école d’ingénieurs a pour but de former les étudiants à devenir des ingénieurs compétents et capable d’évoluer sur le marché du travail. L’objectif ? Rendre opérationnel !

Mais qu’étudie-t-on en école d’ingé ? Les deux premières années servent à approfondir les bases du domaine scientifique : mathématiques, physique, chimie, sciences de l’ingénieur, informatique… L’objectif est d’apprendre aux bacheliers à penser, réfléchir et raisonner comme un véritable scientifique, doté d’une nécessaire culture générale en la matière.

C’est à partir de la troisième année que doit intervenir une spécialisation progressive de l’étudiant qui pourra se tourner vers son domaine de prédilection. Font également leur apparition : projets individuels, approfondissement  des cours basés sur le monde de l’entreprise, langues étrangères…

La professionnalisation est aussi un aspect très important du cursus. Un stage de découverte d’un mois est obligatoire lors de la prépa intégrée. Plus les années passent et plus la durée de présence entreprise sera longue. Tout cela pour aboutir à un stage de fin d’études en fin de cinquième année qui valide les acquis de tout le parcours.

Ce parcours sera d’autant plus bonifiable dans l’avenir si l’étudiant a bien vérifié, au préalable, que son diplôme soit reconnu et délivré par la CTI (Commission des Titres d’Ingénieurs). Cela va lui permettre de pouvoir s’insérer plus facilement sur le marché du travail car son diplôme aura une valeur supérieure.

Les clés de la réussite

Parcours relativement chargé, mais qui vaut le coup, le cursus d’ingénieur n’en demande pas moins une organisation et une rigueur de travail très importante. C’est ici que les méthodes de travail inculquées lors du Bac S vont pouvoir faire la différence et conférer un avantage indéniable.

En s’impliquant à fond dans les cours, les projets et les stages en entreprise, le diplôme d’ingénieur se transforme en véritable « passeport pour l’emploi ». Il n’est pas du tout impossible d’envisager de commencer sa carrière d’ingénieur au sein de l’entreprise dans laquelle l’étudiant a effectué son stage de fin d’année.

L’insertion sur le marché du travail est plus que satisfaisante après ce cursus. En effet, c’est plus de 60% des ingénieurs qui sont déjà en poste moins de 6 mois après l’obtention du diplôme.