Les écoles spécialisées après le Bac S

Guid'Formation | 19.07.2016 à 10h05 Mis à jour le 04.07.2017 à 16h00
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Quand on pense école, on pense tout de suite aux écoles d’ingénieurs et aux écoles de commerce. En effet, ce sont elles qui regroupent la majeure partie des étudiants se dirigeant vers ce type d’études. Ingénieurs après un Bac S, la voie toute tracée ?

On peut le penser au premier abord. Mais de plus en plus de voies s’ouvrent aux bacheliers scientifiques. Et il convient de noter que ces cursus proposent des effectifs limités aux emplois du temps souvent chargées. Une expérience sur le terrain (stage, alternance) sera même possible dans certains domaines.

Petit tour d’horizon de ce que peut envisager notre étudiant sortant de terminale S et souhaitant intégrer une école spécialisée à la rentrée suivante.

Les écoles d’architecture

Pour pouvoir exercer le métier d’architecte, il est important de prévoir 5 ans d’études minimum après le Bac et 6 si l’étudiant souhaite exercer en son nom propre. Le parcours classique est le suivant :
  • Le DEA : Diplôme d’Études en Architecture qui s’obtient après 3 ans d’études ;
  • Le DE : Diplôme d’État d’Architecte qui est délivré à Bac +5 ;
  • L’HMONP : L’Habilitation à la Maitrise d’Œuvre en son Nom Propre pour pouvoir exercer ce métier en tant que libéral (une année d’études supplémentaire).

Il existe 20 écoles en France qui dispense ce parcours et permettent aux étudiants de devenir des architectes connus et reconnus. L’admission dans ces établissements se fait par le fameux processus d’inscription connu de tous les futurs bacheliers : Admission-postbac. La suite du parcours se fera selon les volontés de chaque établissement : entretiens, concours, épreuves écrites…

À noter également que certaines écoles proposent le double parcours : ingénieur-architecte. Puisque ce domaine demande certaines notions en physique des matériaux et en mathématiques notamment, cela permet aux étudiants d’avoir cette double connaissance et d’appréhender de la meilleure des manières ce métier.

Que vous souhaitiez intégrer l’INSA Strasbourg, l’ESA Paris, le CNAM, Polytech Marseille et bien d’autres, le Bac S et la passion de l’architecture seront les garants de la réussite !

Les écoles de communication

Grande tendance du moment, la communication est en plein essor et les demandes pour intégrer les écoles de com’ grimpent en flèches. Des formations sont maintenant proposées dès la sortie du lycée afin d’amener les étudiants vers un Master 2 (bac +5) dans le domaine de la communication.

La communication étant un domaine très vaste, chaque école se positionne sur un enseignement plutôt général du monde de la communication ou bien sur une spécialité bien particulière. Certaines proposent un enseignement global auquel on ajoute certaines options. D’autres proposent des formations totalement tournées vers l’évènementiel par exemple ou bien encore le marketing ou le web design.

En école de communication, le programme est très varié. Les deux premières années vont rester assez générales pour permettre aux étudiants d’appréhender tous les aspects du domaine. Les cours de marketing et de stratégie de communication seront rois. Des cours de gestion, d’économie et de droit viendront rythmer le quotidien des futurs communicants.

La professionnalisation est présente grâce aux différents stages et à la possibilité d’effectuer les dernières années du cursus en alternance afin d’acquérir une réelle culture d’entreprise et de découvrir la vie dans le monde professionnel.

À terme, le diplômé pourra occuper des postes tels que :
  • Chargé de communication ;
  • Directeur de la communication ;
  • Webdesigner/Graphiste ;
  • Community Manager ;
  • Attachée de presse ;
  • Chargé des relations publiques…

Les écoles d’arts/de design

Il existe une multitude d’écoles d’art et de design susceptibles de pouvoir accueillir des bacheliers scientifiques. En effet, ces dernières ne sélectionnent pas les élèves selon leur diplôme mais selon leur profil et leur intérêt pour la formation en question. Les mots « motivation, créativité et sensibilité artistique » sont les fondamentaux d’un parcours réussi.

Le cursus antérieur apportera une culture générale et une ouverture d’esprit très importante dans la conception-création par exemple.

Une multitude d’écoles entraine forcément une multitude de diplômes différents. Il convient de bien étudier les formations et les spécificités de chaque cursus pour trouver celui qui convient le mieux à notre bachelier scientifique. De 2 à 5 ans d’études seront nécessaires pour ceux qui tenteront leur chance dans cette voie.

Certains préfèreront les écoles des beaux-arts : publiques et réputées elle forme en 3 à 5 ans des étudiants qui décrocheront leur DNA (diplôme national d’art) ou leur DNSEP (diplôme national supérieur d'expression plastique). Attention à la forte sélectivité à l’entrée de ce type d’établissements.

Pour obtenir un Bac +5, l’entrée en École Nationale Supérieure d’Art (ENSA) est possible. Surtout pour ceux souhaitant étudier précisément les arts plastiques, le cinéma, le design, le théâtre…

Les anciens bacheliers scientifiques auront également la possibilité de tenter l’aventure d’une des 7 ESAA françaises. Ces écoles supérieures d’arts appliqués très convoitées proposent des formations artistiques qui garantissent, aux diplômés, une entrée réussie sur le marché du travail.

À ne pas négliger également, les conservatoires (musique, danse, art dramatique…), les prépas aux écoles d’arts ou bien les MANAA (mise à niveau en arts appliquées) pour ceux qui ressentent le besoin de se préparer en amont.

Les écoles du paramédical

Les cursus dans ces écoles offrent une durée d’études similaires aux autres parcours : de 3 à 5 ans pour achever sa formation. Elle prépare à ce qu’on appelle des DE (diplômes d’État) que l’on retrouve dans de nombreux domaines :
  • DE d’infirmier ;
  • DE d’aide-soignant ;
  • DE de masseur-kinésithérapeute
  • DE de puériculteur ;
  • DE de de technicien de laboratoire ;
  • DE de manipulateur d'électroradiologie médicale
  • DE d’ergothérapeute ;
  • Certificat de capacité d’orthophoniste/d’orthoptiste…

L’admission dans ces différentes voies se fait par concours et le nombre de places est fixé chaque année au niveau national. Ces concours ont lieu le plus souvent en avril ou en octobre pour procéder à deux rentrées. Il convient donc d’anticiper les inscriptions afin de se préparer au mieux et le plus en avance possible.

Si ces études peuvent parfois couter cher (28000 euros pour 3 années de formations dans une école de psychomotriciens par exemple), elles n’en sont pas moins très professionalisantes. À cheval entre les écoles et les instituts (centres hospitaliers notamment), de nombreux stages, travaux dirigés et projets tutorés, l’objectif est vraiment de former un étudiant opérationnel et capable d’évoluer directement pendant ses études dans le monde paramédical.

Autant de critères et de spécificité qui font de cette voie, une voie royale pour les bacheliers scientifiques qui nous lisent.

Les écoles du social

Intégrer le secteur du social est souvent une vocation pour l’étudiant. C’est un secteur qui ne recrute pas selon le diplôme préparé mais bel et bien selon la motivation et l’intérêt du candidat pour la formation en question. Sur le même principe que les écoles paramédicales, ces formations préparent à 11 DE (diplômes d’état) qui correspondent chacun à un métier.

Accessible sans le bac, il est néanmoins conseillé de passer son bac pour pouvoir prétendre à des postes à responsabilité et aux DE suivants :
  • DE d'assistant de service social (DEASS)
  • DE d'éducateur de jeunes enfants (DEEJE)
  • DE d'éducateur spécialisé (DEES)
  • DE d'éducateur technique spécialisé (DEETS)
  • DE de conseiller en économie sociale et familiale (DECESF) : accessible après un bac +2 et plus
  • DE de médiateur familial (DEMF) : accessible après un bac +2 et plus

Ces formations se préparent en 1 ou 3 ans et sont très orientées sur le côté pratique et les stages dans le milieu professionnel. L’insertion sur le marché du travail vient donc tout naturellement une fois le DE obtenu.

La sélection se fait comme dans toutes les écoles : sur concours ! Une fois l’épreuve écrite (vérification des capacités d’analyse et de synthèse, test de culture général et de français) s’en suit un entretien qui sert surtout à évaluer la motivation du candidat. C’est là que le bachelier scientifique peut faire la différence. La motivation, les qualités humaines et l’expérience du terrain seront beaucoup plus importantes que la note de mathématiques au bac S par exemple.
 
Les écoles du monde de l’audiovisuel

Encore un secteur qui connait une forte expansion depuis quelques années ! Les métiers de l’image et du son sont nombreux, le nombre de candidats aussi ! Que ce soit le cinéma, le son ou l’image, le secteur attire de plus en plus de curieux et les formations sont obligées de s’adapter à cette demande.

Les écoles pour le cinéma sont les plus nombreuses. Une cinquantaine d’écoles proposent des enseignements autour du monde du cinéma et rajoutent une spécialisation qui peut être réalisation, montage ou bien encore production. Ne pas oublier également le cinéma d’animation. Si l’on retrouve de plus en plus ce genre de films dans les salles obscurs, c’est que les étudiants se passionnent pour le 7ème art.

Certaines écoles sont également tournées vers les métiers du son et de l’image. C’est le cas de certaines écoles publics (la Fémis, Louis Lumière, le Conservatoire de Paris…) et privées (Studio M, IMFP, ISTS…).

Après Bac ou à Bac +2, le recrutement se fait sur concours et ne sera pas sans quelques frais. En moyenne 7000 € par an plus le cout du matériel (nécessaire pour mener à bien les travaux demandés durant le parcours). La passion est bien la clé de la réussite dans l’audiovisuel… Peu importe le parcours, il importe peu. Motivé et sérieux, un bachelier scientifique aura toute les chances d’intégrer, d’une manière ou d’une autre, le cercle cinématographique.

Devenir expert-comptable

A l’aise avec les chiffres, les bacheliers S ont tout à fait leur place dans les cursus menant au Diplôme de Comptabilité et de Gestion (DCG). Cette formation offrira un niveau Bac +3 et vous fournira de bonnes bases en droit des affaires, en finance d’entreprise, en fiscalité ou encore en contrôle de gestion.

Vous aurez ensuite la possibilité d’intégrer le monde du travail ou de poursuivre vers un DSCG (Bac +5) puis un DEC (Bac +8).